Quand un geste sportif devient un langage universel pour les droits des femmes À l'heure où la cause des femmes progresse dans certaines régions du monde et régresse dans d'autres, Guila Clara Kessous, Artiste pour la Paix auprès de l'UNESCO, fait le choix d'un langage inattendu : celui du corps. Avec WOMAN ON ROPE, elle livre un court-métrage où l'ascension d'une femme le long d'une corde devient la métaphore vivante d'un combat séculaire ; celui de l'égalité. Tourné entre Paris (siège de l'UNESCO), Genève et New York, réalisé par Aurélia Khazan et produit par Khen Thanh Nhat, le film s'apprête à être présenté à l'ONU, au Sénat français, au Festival de Cannes ainsi que dans plusieurs enceintes diplomatiques internationales, dont l'ambassade d'Égypte. À propos de Guila Clara Kessous Docteure de l'Université de Boston sous la direction du prix Nobel de la paix Elie Wiesel et post-doctorante de l'Université de Harvard, Guila Clara Kessous conjugue depuis plus de vingt ans engagement diplomatique, démarche artistique et plaidoyer pour les droits humains. Artiste de l'UNESCO pour la Paix, elle a fondé le Forum international Femina Vox et est à l'initiative des Accords Internationaux pour les Femmes en Diplomatie. En 2025, elle a reçu le titre de « Femme de la Décennie » lors du Women Economic Forum. Elle est également lauréate des Women Empowerment Awards (Global Gift Gala) À propos de la réalisatrice Aurélia Khazan Aurélia Khazan est une artiste française aux multiples facettes, réalisatrice, actrice et chanteuse, dont la carrière internationale s'étend entre l'Europe, l'Inde et les États-Unis. Formée à la Comédie-Française et à Mumbai, elle tourne notamment sous la direction de Sanjay Leela Bhansali et collabore en tant qu'artiste vocale sur des productions majeures telles que Bohemian Rhapsody et Yesterday. Réalisatrice engagée, elle signe aujourd'hui Woman on Rope aux côtés de l'Artiste pour la Paix de l'UNESCO Guila Clara Kessous, après plusieurs court-métrages primés dans des festivals internationaux. Son parcours artistique se double d'un engagement humanitaire reconnu : lauréate du Prix pour la Paix du Congrès du Pérou et Ambassadrice pour la Paix à Genève, elle œuvre pour le dialogue interculturel et la représentation des femmes dans l'industrie du spectacle. Un geste, un langage, un manifeste Monter à la corde : un geste simple, presque scolaire. Chez Guila Clara Kessous, il devient acte politique. Le film déroule une ascension verticale où chaque prise, chaque figure, chaque respiration renvoient à un moment de l'histoire des femmes, ici une victoire arrachée, là une liberté confisquée. La corde fait mémoire. Le corps fait récit. Sept tableaux visuels structurent le court-métrage. À chaque étape, une voix féminine résonne dans sa langue d'origine, composant une polyphonie internationale. Au sommet, l'ascension s'achève par l'envol de colombes blanches, une promesse de paix, et un rappel que l'égalité reste à conquérir. Un film ancré dans son époque En 2026, la condition des femmes à travers le monde dessine une carte contrastée. Dans certains pays, des lois novatrices continuent de faire avancer l'égalité ; dans d'autres, les droits acquis reculent, parfois brutalement. C'est cette tension, entre progrès et reculs, entre espoirs et blessures, que WOMAN ON ROPE met en scène sans manichéisme. Le film ne désigne pas d'ennemi ; il nomme une réalité mondiale. Et il rappelle, dans le mouvement même de cette ascension, que la conquête de l'égalité est toujours en cours, partout, et qu'elle se joue autant dans les institutions que dans les consciences. Une chronologie incarnée sur la corde. 1848 -Seneca Falls (États-Unis) : première convention pour les droits des femmes. 1893 - Nouvelle-Zélande :premier pays à accorder le droit de vote aux femmes au niveau national. 1968 - France : émergence du Mouvement de Libération des Femmes. 1995 - Beijing (Chine) : adoption de la Plateforme d'action, texte fondateur pour les droits des femmes. 2000 - République démocratique du Congo : l'usage du viol comme arme de guerre devient une cause internationale. 2006 - Brésil : adoption de la loi Maria da Penha contre les violences faites aux femmes. 2022 - Maroc : discours royal ouvrant la voie à une réforme du Code de la famille. 2024 - Afghanistan :durcissement de l'exclusion institutionnelle des femmes de la vie publique. 2026 - Genève (Nations Unies) : projet de résolution Femina Pax. Autant de moments charnières qui, mis bout à bout, racontent une histoire faite d'élans et d'obstacles, à l'image de toute ascension. D'un rêve d'enfance à une œuvre totale À l'origine de ce projet, un souvenir d'enfance : celui d'une petite fille incapable de grimper à la corde, et dont on se moquait. Des années plus tard, devenue diplomate et défenseure internationale des droits des femmes, Guila Clara Kessous a décidé de reprendre cette corde, non plus comme une épreuve scolaire, mais comme un langage. Deux années d'entraînement intensif avec Florence Delahaye et Gabriel Dehu, chorégraphes aériens de haut niveau, ont été nécessaires pour parvenir à incarner pleinement cette ascension. Au-delà de l'interprétation, la réalisatrice signe également la musique du film, dont elle a composé et interprété les textes. Une démarche d'auteure totale qui inscrit WOMAN ON ROPE dans la filiation des œuvres-manifestes. À terme, le projet a vocation à devenir une performance vivante, jouée à proximité des pays où les droits des femmes demeurent fragiles ou bafoués. « Cette ascension n'a jamais été uniquement la mienne. En grimpant à la corde, j'ai compris que je portais, à ma mesure, l'élan de toutes celles qui cherchent à s'élever, dans le sport, dans la société, dans la vie. » Guila Clara Kessous www.womanonrope.com/fr