
| Hong Kong, futur proche. OEdipe est à la tête d’AIonAI, l’une des plus puissantes multinationales d’intelligence artificielle au monde. Une crise frappe la cité : des disparitions sans cause, une angoisse qui s’étend. Toutes les pistes mènent à AIonAI. OEdipe enquête. La Haute Autorité Mondiale de l’Intelligence Artificielle pointe une cause plus ancienne : un meurtre non élucidé à l’origine même de l’entreprise. Pour comprendre, OEdipe devra revenir sur sa propre histoire, à un carrefour où le mythe l’attend.
Réalisé par Stéphane Lévy et co-créé avec l’IA, Oedipus King of AI (disponible dimanche 14 juin sur YouTube) reste un film : il assemble des images en mouvement et des sons au service d’un récit. Mais sa co-création passe par l’IA. «
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Stéphane Lévy a un parcours hybride. Ingénieur de formation (École Centrale), il a été directeur de la data science chez Weborama, où il a développé l’intelligence artificielle sémantique avant que les grands modèles type ChatGPT ne fassent surface. Il est codirigeant d’ArtMajeur, plateforme mondiale de vente d’oeuvres d’art, où l’intelligence artificielle joue un rôle central — sur la plateforme et dans le travail des équipes. Une société totalement transformée par l’IA.
Mais il est aussi réalisateur et producteur. Il a notamment réalisé Loup-garou (2014), l’histoire de la relation ambiguë entre un homme et la baby-sitter de ses enfants, écrite par le romancier Régis Jauffret et interprétée par lui, Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient (2018), un essai à partir de l’oeuvre éponyme de Diderot, transposée à l’ère de Wikipedia et du Traitement Automatique du Langage, et Mount Popa (2019), ode cinématographique à Myanmar, la Birmanie, avant les événements de 2021. Oedipus King of AI est à la rencontre de ces deux trajectoires. |




